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Pulp Fiction - Quentin Tarantino

  • Photo du rédacteur: Damien
    Damien
  • 14 oct. 2018
  • 3 min de lecture

"Pulp/'palp/n.

1. Matière molle, pâteuse, uniforme.

2. Feuilleton ou roman grand-guignolesque imprimé sur du papier de mauvaise qualité." American Heritage Dictionary

New College Edition

Genre : Policier, thriller

Réalisation : Quentin Tarantino

Scénarion : Quentin Tarantino


Synopsis :

L'odyssée sanglante et burlesque de petits malfrats dans la jungle de Hollywood à travers trois histoires qui s'entremêlent. Dans un restaurant, un couple de jeunes braqueurs, Pumpkin et Yolanda, discutent des risques que comporte leur activité. Deux truands, Jules Winnfield et son ami Vincent Vega, qui revient d'Amsterdam, ont pour mission de récupérer une mallette au contenu mystérieux et de la rapporter à Marsellus Wallace.


Naissance d'un style, celui de la personnalité d'un réalisateur "hors norme".

"Tarantino tisse un pan de l'histoire du film de gangsters avec ce film brillant et novateur. Saupoudré de grands moments et porté par des acteurs au sommet de leur jeu, le scénario astucieux, les références à la pop culture, l'amoralité jubilatoire, la musique culte et l'énergie hyperactive du film ont redéfini le genre pour l'avenir." Ian Freer, du magazine Empire

Curieuse destinée que celle de Pulp Fiction qui, bien que, s'appuyant sur une culture par essence jetable, est devenu au fil des années une référence cinématographique incontournable.

Quand Reservoir Dogs, le premier opus d'un certain Quentin Tarantino sort en octobre 1992, public et critiques s'accordent déjà pour voir dans le jeune réalisateur, ancien gérant de vidéo-club et cinéphage maniaque, un nouveau maître du polar.

L'opinion se rue alors sur son sens de la dramaturgie, des scènes chocs et du casting, pour le cantonner sans tarder à ce registre et n'en attendre qu'une seule chose :

qu'il livre toujours plus ce genre d'oeuvres surprenantes !

La surprise est donc énorme quand deux ans plus tard, Quentin Tarantino, prenant pour prétexte un genre à la structure narrative lâche et bâclée par essence, en tout point contraire à ce qui constitue le genre du polar, donne à son public un véritable ovni : Pulp Fiction.


L'horreur narquoise des situations concoctées par Quentin Tarantino se trouve restituée à l'écran par des comédiens sachant s'amuser mais surtout se moquer d'eux-mêmes tout en prenant ce qu'ils disent très au sérieux.

Pulp Fiction donne ainsi à un John Travolta l'occasion de sortir du cliché "has been" dans lequel Hollywood l'avait enfermé avec "La fièvre du samedi soir". De l'apollon musclé sautant frénétiquement sur les pistes de danse sous la lumière des boules à facettes des 70's succède un quadra ventripotent, le regard livide, le cheveu gras et la morale douteuse.

Le résultat est saisissant, au moins autant que pour un Bruce Willis qui troque le sauvetage du monde pour celui d'une montre paternelle à l'histoire douloureuse et nauséabonde.

Ils sont non pas au service d'une histoire mais de leur personnage respectif. De Samuel L. Jackson à Tim Roth, de Quentin Tarantino lui-même à Harvey Keitel, tous sont les héros de leur propre scène, voire même d'une réplique.


Au-delà de la forme du film, de sa mise en scène et de ses dialogues, de son aspect léger, Pulp Fiction est un film riche. Ses trois histoires entremêlées au rythme des musiques choisies par Tarantino permettent d'étoffer notre réflexion sur les intrigues et le destin des personnages. Tous ont un problème à résoudre mais aucun d'entre eux n'a le même. Tarantino en les faisant se rejoindre va complètement bouleverser leur existence : ce sont des gens ordinaires plongés dans une situation extraordinaire? Au-delà de l'aspect comique et violent de la grande majorité des scènes, c'est la réaction humaine de chacun qui évolue au gré des évènements. C'est cette prise de conscience salvatrice (assimilable "à une piqûre d'insecte dans le cou") qui décidera et brisera le funeste destin de ces protagonistes.

Les seuls à avoir "cette instant de lucidité, comme le disent les alcooliques anonymes dans leur réunion" survivront...

Et au final pourquoi Tarantino choisit de placer ses scènes dans un ordre non chronologique par rapport à l'histoire ? Sa volonté est clairement de faire exister toutes ses scènes sans que l'intrigue elle-même y joue un rôle régulier. La construction de ses scènes implique une attention particulière sur leur contenu pour bien en apprécier la valeur. On pourra même se risquer à dire que chaque scène est un film à elle seule, tant dans la conception que dans sa mise en place.


Il y a presque 25 ans que Pulp Fiction sortait en salle. La passion qu'animait Tarantino pendant des années a suffit à être le vecteur d'un long métrage, la source d'inspiration d'un scénario où l'on retrouve tout ce que ces "Pulp fictions", éditaient dans les magazines, proposaient : trois histoires plus ou moins longues, de personnages ordinaires plongés dans des situations qui ne le sont pas.


Curieuse destinée que celle de Pulp Fiction qui, en s'appuyant sur une culture éphémère de nature, est encore aujourd'hui une référence cinématographique incontournable.


" Férocement divertissant sans aucune trace de prudence, de complaisance ou de politiquement correct pour inhiber ces 154 minutes délicieusement sanglantes" Peter Travers, Rolling Stone


 
 
 

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